Bohicon vit du flux : la marchandise entre le matin et repart l'après-midi, avec des clients venus de tout le centre du pays. Dans ce rythme, la contrainte numéro un d'un ERP n'est pas fonctionnelle, elle est chronométrique.
Concrètement : si enregistrer une vente prend dix secondes de plus qu'aujourd'hui, l'outil sera contourné en trois semaines. On mesure donc le geste actuel avant de paramétrer quoi que ce soit, et on conçoit à partir de ce chiffre.
Le second chantier est le carnet de crédit. L'encours dû par les revendeurs représente souvent plusieurs mois de trésorerie et n'est calculé nulle part. Le rendre visible change immédiatement les décisions, avant même toute automatisation.
Vient enfin la marge par référence. Quand les prix d'achat varient d'un arrivage à l'autre et que les remises se négocient au cas par cas, la rentabilité réelle se perd. C'est souvent la découverte du projet : les produits qu'on croyait rentables ne le sont pas.
Le point de vente d'Odoo est concu pour la vitesse et fonctionne pendant une coupure : c'est son meilleur argument a Bohicon. Le reste de l'interface, lui, est trop lourd pour le comptoir, on garde donc Odoo en arrière-plan et la caisse en frontal.